Epeigné-les-Bois

Épeigné-les-Bois est une commune de l'est de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Épeignois et les Épeignoises.
En 816, elle est citée dans un diplôme de Louis le Débonnaire sous le nom de Spaniacus. Par la suite, elle a porté les noms de: Spaniano (859, cartulaire de Cormery), Spengne (1193), Espeigne (1207, charte de Fontaines-les-Blanches), Espeigny (1247, cartulaire de Villeloin), Espeigné (1285, cartulaire de Villeloin), Espaigné (1290, pouillé de Tours). Ce fief relevait d'Amboise mais appartenait à l'abbaye de Villeloin qui y fonda un prieuré dont le prieur portait le titre de seigneur d’Épeigné.
Coordonnées GPS d'Épeigné-les-Bois: 1°06'48"E - 47°16'49"N
Code INSEE: 37100 - Code postal: 37150 - Superficie: 1452 hectares
Altitudes: de 74 à 141 mètres
L'église Saint-Aignan (église souvent ouverte), construite au XIIe siècle (chœur, croisillon nord, abside), fut agrandie au milieu du XIIIe siècle (nef, carré du transept et croisillon sud).
La façade ouest, restaurée au XIXe siècle, est ajourée d'un triplet en tiers-point dont la baie médiane est plus haute que les deux latérales. La nef comprend deux travées carrées, à voûtes sexpartites. Les ogives transversales retombent sur des demi-colonnettes engagées. Chaque demi-travée est éclairée uniquement au nord par une fenêtre en lancette.
La nef aboutit à un transept dont le carré et le croisillon sud furent revoûtés sur croisées d'ogives au XIIe siècle. Le croisillon nord, plus ancien, a conservé sa voûte en berceau. Dans ce bras, s'ouvre une absidiole semi-circulaire.
Le chœur présente deux travées voûtées d'un berceau légèrement brisé, séparées par un doubleau de section carrée, sans mouluration. Une abside semi-circulaire, voûtée en cul-de-four, termine l'église. Cette abside a perdu ses fenêtres, condamnées par les contreforts extérieurs.
Elle renferme des clefs de voûte peintes dont celle-ci, de la seconde travée de la nef, représente une figure grimaçante.
Cette église renferme une statue en pierre calcaire de la Vierge à l'Enfant (fin du XVIe siècle). La Vierge tient un globe dans sa main gauche. Au XIXe siècle, elle a été recouverte d'un enduit gris.
A l'entrée du chœur, près de la statue de saint Vincent, patron des vignerons, debout le long d'une colonne, se trouve la corne du saint. Haute de 2,70 mètres, de section hexagonale, elle est ornée de fleurs peintes. Datant du XVIIIe siècle, elle était sortie lors des procession de la Saint-Vincent.
A l'extérieur de l'entrée ouest de l'église, on remarque cette pierre tombale dont les inscriptions sont très effacées. Elle pourrait être celle de Charles de Godefroy, fils de Pierre de Godefroy, seigneur de Chossay, qui fut inhumé, le 19 juin 1658, dans une des chapelles, dédiée à Notre-Dame, de l'église. Mais, Françoise de Godefroy eut aussi sa sépulture, le 3 décembre 1659, devant un des autels, placé alors sous le vocable de saint Sébastien, de cette même église.
En contrebas de l'église, un escalier mène à une grotte située sous la sacristie de l'église qui a remplacé l'absidiole sud, disparue.
Cette grotte renferme la source Saint-Aignan et un autel qui contenait, jadis, une statue. L'eau de cette source avait la réputation de débarrasser les enfants de la teigne et des dartres. Le lieu a fait l'objet d'un pèlerinage jusqu'aux années 1950. L'église a été bâtie pour christianiser cet endroit.
Le manoir privé de Chossay (1720) possède un logis principal surmonté d'une toiture à la Mansart percée de trois lucarnes à fronton courbe. Un des piliers de l'ancien portail d'entrée porte la date de 1720. L'habitation comprend un bâtiment de servitudes à rondelis accolé au logis central. L'une des deux ailes du bâtiment renferme un four à pain. Dans la cour, se trouve un puits dont le treuil est actionné grâce à une grande roue en bois.
Près de l'église, une maison de la fin du XIXe siècle présente une toiture dite à l'impériale.
Près de l'église, le monument aux morts du village a été sculpté par Gagelin Fontbonne et inauguré le 25 septembre 1925.

A voir:
  • Le prieuré Saint-Martin dont il reste, au sud de l'église, le logis du prieur (XVe siècle) qui a été très remanié.
  • Les trois moulins à eau: le moulin Bodeau, le moulin du bourg et le moulin du Foulon.

Les lieux-dits: Bellevue, Bourdisson, Chossay, Gâte-Fer, Jaunay, La Bernetterie, La Boissière, La Buretterie, La Cage, La Cave-Ravoué, La Creusotterie, La Frelonnière, La Girardière, La Grange-du-Bois, La Grefferie, La Guillaumerie, La Herse, La Métèmerie, La Mulotière, La Pochetterie, La Réchallerie, La Ronde, La Rondière, La Salle, Le Château-Gaillard, Le Cormier, Le Foulon, Le Gandelard, Le Grand-Cimetière, Le Gué-au-Maître, Le Lichereau, Le May, Le Moulin-Bodeau, Le Moulin-du-Bourg, Le Ranchelais, Le Village-des-Champs, Les Allets, Les Bergers, Les Boudinières, Les Chouênes, Les Doumées, Les Raffoux, Les Rocs, Les Roux, Les Thibaudières, Les Touches, Les Usages, Neuillé
    Communes voisines: Céré-la-Ronde, Francueil, Luzillé

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