Perrusson

Perrusson est une commune du sud-est de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Perrussonnais et les Perrussonnaises.
Elle a porté les noms de: Petrucius in vacaria Dolense (IXe siècle), Ecclesia Sancti Petri de Perruccio (1180), Perruchum (1233), Saint-Pierre-de-Perruçon (1314, cartulaires de Cormery, du Liget et de l'archevêché de Tours). Ce fief relevait du château de Loches.
Coordonnées GPS de Perrusson: 1°00'50"E - 47°05'57"N
Code INSEE: 37183 - Code postal: 37600 - Superficie: 2894 hectares
Altitudes: de 72 à 149 mètres
L'église Saint-Pierre, construite au Xe siècle (nef, chœur triple à chevet plat), a été modifiée au XIIe siècle (clocher). En 1857, les tuiles du toit ont été remplacées par des ardoises et la nef a été lambrissée.
Cet édifice est parementé, presque totalement, en petit appareil régulier. La façade ouest, refaite en partie à la fin du Xe siècle et dont le pignon date du XIXe siècle, présente une porte en plein cintre, assez étroite, qui s'ouvre dans un avant-corps faisant saillie entre deux contreforts. Au-dessus de la porte, une fenêtre en plein cintre éclaire la nef. Les fenêtres latérales de la nef, petites et en plein cintre, sont intactes., sauf deux qui furent agrandies. Au sud, fut percée, au XIIe siècle, une porte plus grande à deux rouleaux dont les arêtes sont abattues par un chanfrein mouluré de festons.
Le chevet plat, en moyen appareil, a été repris à la fin du Xe siècle. Il est épaulé par deux contreforts réunis par une arcade et séparant trois fenêtres en plein cintre dont la centrale a son archivolte moulurée d'une ligne de denticules. C'est aussi au Xe siècle que fut faite la division de la partie terminale du vaisseau en trois nefs voutées en berceaux en plein cintre et séparées par des murs percés par deux arcades en plein cintre sans mouluration. Le chœur ainsi créé était un chœur cloisonné. Cette modification avait pour but de soutenir le clocher carré dressé au-dessus du chœur.
A la base de son mur sud, à droite du porche latéral, deux dalles sculptées provenant d'une villa gallo-romaine (IIe siècle) ont été réemployées. La sculpture de gauche représente une rosace au centre d'un losange et celle de droite, un casque à crinière et un bouclier.
Cet édifice renferme, entre autre, des stalles en bois sculpté.
La chapelle de la Madeleine date du XIIIe siècle. On y pénétrait, à l'ouest, par une porte en plein cintre, murée de nos jours. La nef était voûtée par un berceau en arc brisé, en grande partie détruit. L'abside à trois pans est surélevée et a été épaulée par des contreforts au XVe siècle. Elle est éclairée par trois fenêtres en plein cintre. Elle était voûtée sur un doubleau et deux branches d'ogives. Cette voûte a presque totalement disparu. C'était la chapelle d'une léproserie qui, en 1787, appartenait à l'hôpital de Loches.
Le prieuré Saint-Genest, fondé vers 853 par l'abbaye de Cormery, a conservé les vestiges de sa chapelle (XIe siècle). Le mur nord de la nef, du XIe siècle, en petit appareil régulier, a perdu sa partie supérieure dans laquelle s'ouvrait les fenêtres. Le chœur a été transformé en une chapelle plus petite au XVe siècle par un mur transversal qui le ferme à l'ouest et qui est percé par une porte en anse de panier. Ce chœur, contemporain du mur de la nef, est suivi par une abside polygonale. Cette dernière, soutenu par deux contreforts ajoutés au XVe siècle, était primitivement éclairée par des fenêtres en plein cintre qui furent rétrécies au XIIe siècle puis murées par la suite. L'abside présente une baie à remplage flamboyant du XVe siècle. La voûté a été détruite.
Les autres bâtiments du prieuré ont disparu à l'exception d'un pigeonnier cylindrique (XVIe siècle) et d'un puits à margelle ornée de pilastres et de mascarons (XVIe siècle).
Dans l'allée du Grenier-au-Sel, une maison du XVIe siècle possède une cour dont la porte d'accès présente un linteau orné de guirlandes de feuillage.
Le manoir privé de Vauroux (XVe siècle, remanié au XVIIIe siècle) comprend un bâtiment principal, épaulé par un contrefort, avec une porte en anse de panier. Les ouvertures ont été remaniées mais il subsiste une fenêtre à croisée de pierre au rez-de-chaussée. Il a gardé son pigeonnier dont on aperçoit le toit conique. A la base de cette fuie, se trouve une buanderie.
Le manoir privé de La Charpraie est composé par deux bâtiments: un carré du XVe siècle et un rectangulaire du XVIe siècle. Un escalier de pierre extérieur mène à une terrasse donnant accès à l'étage. Au rez-de-chaussée, deux salles basses sont voûtées sur croisées d'ogives aux clefs historiées. En face de la fenêtre, se trouve une cheminée à hotte. Deux autres cheminées se situent à l'étage. Ce domaine était un fief relevant du château de Loches.
Le manoir de La Brosse, bâti au XVIIe siècle, est composé d'un rez-de-chaussée et d'un comble. Une aile en retour d'équerre, plus récente, joint un bâtiment bien plus ancien qui, avec ses hauts pignons triangulaires et ses deux fenêtres en arc brisé, aurait été une chapelle. Le portail en anse de panier donnant accès au domaine est appareillé en bossages et surmonté par un fronton courbe. Ce manoir possède un petit pigeonnier circulaire de 4 mètres de diamètre.
Le lavoir communal, sur le Battereau, a été construit en 1907.
Près de La Madeleine, une ferme en ruines s'adosse à un énorme rocher creusé pour former une grange. Sur cette butte, l'abbaye de Beaulieu installa la maison du bourreau.
Quelques loges de vigne peuvent être observées sur le territoire de cette commune.
Le château privé de La Cloutière a été édifié à la fin du XVIIIe siècle. Ce logis a remplacé un manoir dont il reste un pan de mur avec une fenêtre à meneau vertical. Ce mur est flanqué d'une tourelle. C'était un fief relevant du château de Loches.
Il possède un pigeonnier cylindrique également du XVIIIe siècle. Son toit de tuiles plates est posé sur une corniche.
Le château privé de La Grille est une construction du XIXe siècle.
Dans l'avenue des Platanes, on peut encore voir une ancienne publicité peinte pour les apéritifs Suze et Vabé.

A voir:
  • Le château privé de Montruand.
  • Le logis de La Grange (XVIIe ou XVIIIe siècle).
  • Le moulin à eau de Battereau (fin du XIIe siècle) qui a gardé sa roue.
  • Le Jardin Extraordinaire.
Patrimoine disparu
  • Le dolmen des Pierres-Levées détruit vers 1830.
  • Deux moulins à vent: l'un situé aux Quatre-Noirs, l'autre près de la route de Sennevières.

Les lieux-dits: Bellevue, Bois-Genièvre, Brûle-Javelle, Champ-des-Alouettes, Chanvre, La Baudrassière, La Blancharderie, La Boissellière, La Bouteillerie, La Brosse, La Butte, La Caltière, La Chareillère, La Charpraie, La Chêmaie, La Chesnaie, La Coudraie, La Cloutière, La Compinerie, La Ferrandière, La Grange, La Grille, La Groletière, La Grolletière, La Haute-Brosse, La Madeleine, La Maison-Neuve, La Maison-Rouge, La Malgagne, La Martinière, La Merlaudière, La Pièce-des-Moissons, La Ragotterie, La Serpilière, La Taille-des-Moines, La Touche, L'Aulnaie, Landes-des-Fontaines, Le Bois-de-la-Grange, Le Breuil, Le Chêne-Bernet, Le Chêne-Étêté, Le Dalot, Le Grand-Cormier, Le Haut-Morand, Le Haut-Poiré, Le Masnier, Le Petit-Breuil, Le Petit-Taillis, Le Portail, Le Prieuré, Le Vou, Les Ajoncs, Les Aubuis, Les Augéous, Les Aulnes, Les Bournais, Les Brandes-de-la-Grelotière, Les Cheneaux, Les Chenevées, Les Chenevets, Les Clos, Les Essarts, Les Fontaines, Les Grattons, Les Hauts-Grémons, Les Hérardières, Les Jaretries, Les Marcosses, Les Marqueries, Les Morillons, Les Noëls, Les Penêts, Les Petits-Robineaux, Les Péziers, Les Pierres-Levées, Les Plantes, Les Quatre-Noirs, Les Rafous, Les Renfermés, Les Robineaux, Les Rois, Les Sorbiers, Les Velaugeards, Les Vignes-de-la-Taille-des-Rois, Les Vinetteries, Malgagne, Montruand, Morand, Moulin-de-Battereau, Moulin-de-Boutineau, Moulin-Gigault, Pièce-des-Aubées, Pièce-du-Libera, Pièces-de-Poiré, Pièces-du-Bordage, Pièces-du-Moulin-de-Boutineau, Prairie-des-Mauvières, Poiré, Taille-de-Fougeroux, Taille-de-l'Arrêté, Taille-des-Robineaux, Vallée-de-la-Cloutière, Vauroux, Vorgné

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