Bueil-en-Touraine

Bueil-en-Touraine est un village de la gâtine tourangelle, situé au nord de la province. Ses habitants sont appelés les Bueillois et les Bueilloises.
Il a porté les noms de: Boelium (1108, Charte de l'abbaye de Saint-Julien), Builleio (1156, Charte de Saint-Julien), Bollum (1218, Cartulaire de Saint-Florent de Saumur), Bueillio (1231, Cartulaire de l'archevêché de Tours), Boellio (1242, Archives départementales, collégiale de Bueil), Buel (1285, Archives départementales), Buel (1290, Pouillé de Tours), Buel et Bueil (XIIIe siècle, Cartulaire de l'archevêché de Tours), Buyl (1315, Charte de Geoffroy, archevêque de Tours. Par décret, le nom de Bueil-en-Touraine est officialisé le 13 août 1920.
Coordonnées GPS de Bueil-en-Touraine: 0°33'07"E - 47°38'42"N
Code INSEE: 37041 - Code postal: 37370 - Superficie: 1806 hectares
Altitudes: de 63 à 127 mètres
La collégiale (église souvent ouverte), fondée en 1476 par Jean V de Bueil, est issue de la réunion de deux églises: à l'ouest (à gauche), l'église paroissiale Saint-Pierre-ès-Liens (1480) et, à l'est (à droite), la collégiale Saint-Michel-et-Saints-Innocents (1394).
L'église Saint-Pierre-ès-Liens, à laquelle on accède par une double escalier, commencée en 1480, a remplacé un édifice du XIe siècle. A l'ouest, son clocher a été bâti de 1540 à 1542 en blocage avec de gros contreforts d'angle. Il comporte cinq étages et ne fut jamais terminé. Les travaux ont été stoppés à mi-hauteur de l'étage du beffroi sur lequel se trouve le comble. Refait en 1749, son toit pyramidal couvert d'ardoises est surmonté par un petit lanternon. Les fenêtres sont murées. A l'ouest, une porte présente une décoration Renaissance mutilée avec niche et coquille.
L'église possède deux nefs. Celle du sud a deux travées voûtées sur croisées d'ogives et liernes. A chacune de ces travées correspond un pignon. Dans la première s'ouvre la porte. Toutes deux sont éclairées par une fenêtre à réseau flamboyant. La nef du nord comporte trois travées inégales. La première, plus courte, est voûtée sur six branches d'ogives rayonnant d'une clef percée d'un oculus et est éclairée, à l'ouest, par une fenêtre Renaissance. Les deux travées suivantes sont voûtées sur croisées d'ogives.
L'église renferme une cuve baptismale en pierre sculptée par Jehan Baron en 1521. Son couvercle, ou dube des fons, en bois sculpté est d'un auteur inconnu. Dans douze niches séparées par des colonnettes figurent des statuettes des douze apôtres. Au-dessus, la dube, en forme de dôme, est divisée aussi en douze compartiments, ornés de mascarons et d'arabesques, par des nervures chargées de feuillages rampants.
Près de cette cuve, on peut observer une plaque murale en pierre sur laquelle un texte en vieux français a été gravé. Cette inscription indique que l'église Saint-Pierre-ès-Liens a été consacrée le 1er août 1512.
Une autre plaque, en ardoise, commémore la bénédiction de la chapelle Saint-Roch. Le texte est: Le XIeme may 1734, a este donnee la benediction de cette chapelle de st Roch, par permission de monseir. de Rastignac, archeveque de Tovrs, adressee Mr Jacqves Martin, doyen de Bueil, laquelle chapelle a este rebastie de neuf par maitre Estienne Rochard, preste chan. de Bueil et chapelain de laditte chapelle.
Enfin, une troisième plaque, en ardoise, commémore la construction du château du Bois en 1380 par Pierre de Bueil et Marguerite de la Chaussée.
La collégiale Saint-Michel et des Saints-Innocents présente une nef unique de quatre travées voûtées sur croisée d'ogives retombant, ainsi que les doubleaux, sur les chapiteaux, ornés de feuillages, de colonnes à demi engagées. Du côté sud, elle est éclairée par des fenêtres en tiers-point avec colonnettes adossée au meneau central. Du côté nord, les fenêtres ont été remplacées par des oculus aveugles. Cette nef est continuée par un chœur semi-octogonal avec trois fenêtres dont les deux latérales ont conservé, dans leur amortissement, des fragments des vitraux du XVIe siècle.
Dans le sol de la troisième travée de la nef, une trappe et un escalier conduisent à une crypte funéraire voûtée en berceau surbaissé. Son mur terminal présente trois enfeus.
Sur un ensemble de onze statues funéraires qui existaient avant la Révolution, quatre gisants des Bueil ont été conservés et placés dans des enfeus de la nef. Ce sont, de haut en bas, les gisants de: Pierre de Bueil (mort en 1414), Martine Turpin de Crissé (morte entre 1475 et 1480), Jeanne de Montjean (morte avant 1456) et Marguerite de La Chaussée (morte après 1443).
Plusieurs clefs de voûte polychromes peuvent être observées.
Les vitraux anciens (celui-ci date du XVIe siècle) ont pratiquement disparu.
Par contre, quatre vitraux modernes, œuvres de Claire Babet, ont été posés en 2005.
La statuaire de la collégiale est importante. Cette Vierge à l'Enfant (XIVe siècle) est en pierre peinte. L'Enfant tient un phylactère portant l'inscription "Venez à moi". La Vierge devait tenir, dans sa main droite, un lys qui a disparu.
Ce fragment de bas-relief de la fin du XVe siècle représente une lune à visage humain et un soleil stylisé. On remarque des traces de polychromie.
Fondé en 1394, un collège de six chanoines de l'ordre de saint Augustin a occupé, par la suite, deux maisons des XVIe (à gauche) et XVIIIe siècles (à droite) séparées par un portail en arc ogival.
La croix centrale du cimetière comporte un Christ en croix sur une face et une Vierge à l'Enfant sur l'autre face. Les deux bras de la croix sont reliés par des volutes en S. Datant de 1501, elle a été sculptée par Jehan Augiers, maître sculpteur, et érigée par Pierre Chotard, maître maçon. La croix est fixée sur une colonne au fût cylindrique puis hexagonal posée sur une base rectangulaire. Sa restauration a été réalisée en 2002.
Le château privé du Plessis-Barbe a été reconstruit au XIXe siècle. La chapelle du château primitif fut démolie en 1846.
Sa ferme possède un pigeonnier cylindrique également du XIXe siècle.
Il existe plusieurs maisons anciennes à Bueil (en particulier dans la rue André Piégu). Celle-ci, au 14, appelée la maison du charron (fin du XVe siècle), présente une tour polygonale en demi-hors-œuvre. Le reste du logis, recouvert d'un toit en croupe, semble plus récent (XVIIe ou XVIIIe siècle). En 1886, frappée d'alignement, elle fut amputée d'une partie bâtie.
Achetée par la municipalité en 2013, elle a été restaurée en 2016-2017.
Une autre, du XVIe siècle, au 13, possède une tour cylindrique en demi-hors-œuvre. Son étage est en léger encorbellement.
Le logis privé du Bouquet date du XVIe siècle mais a été modifié au XIXe siècle (façades nord et sud). De son origine, il a conservé, entre autre, une tour rectangulaire d'escalier hors-œuvre. Cette tour est faite de moellons de calcaire à sa base, de pans de bois et de briques en hauteur et d'un toit en pavillon. La façade Sud est ornée d'une porte centrale en arc en plein cintre, encadrée par deux baies rectangulaires.
Au pied de la collégiale, l'ancien presbytère devint le bureau de poste en 1923.
Sur sa façade sud, ses activités ont été peintes directement sur le mur (postes, télégraphe, téléphone, caisse nationale d'épargne)...
... et un cadran solaire a été gravé dans la pierre.
Sa date de construction, 1809, se trouve à la base de la cheminée.
Situé au 1 rue de la Mairie, ce logis date du XVIe siècle mais il a été remanié par la suite. A partir de 1921 et pendant quelques années, il a servi de presbytère.
Situé dans le cimetière, le monument aux morts a été réalisé par le sculpteur Boff, de Château-du-Loir (Sarthe) et inauguré le 27 novembre 1921. Il comporte une colonne cylindrique, à base carrée, ornée sur une face d'un bas-relief représentant un profil de soldat placé devant une croix de guerre, au dessus d'une branche de laurier. La colonne est surmontée par un coq perché sur un casque à pointes.
Le lavoir (XIXe siècle), situé près d'une fontaine, a été restauré en 2004.
Une loge de vigne du début du XXe siècle a été conservée au lieu-dit La Haie.
Les anciens panneaux indicateurs signalant le "Chemin de Grande Circulation n°5" allant d'Amboise à Château-du-Loir ont été repeints récemment.
Dans une rue, une maison porte une enseigne en forme de brouette.
Au 5 rue André-Piégu, le bar-épicerie (anciennement le café du Midi) a conservé une enseigne peinte signalant qu'il possédait un billard.
Toujours dans la rue André-Piégu, cette plaque d'assurance de la compagnie La Paternelle indiquait que la maison était assurée contre l'incendie. Ces plaques, apparues dans les années 1930, cessèrent d’être utilisées dans les années 1960.

A voir:
  • La cave située sous une partie de la maison du 9 rue André-Piégu possède une croisée d'ogives à profil chanfreiné. Elle pourrait dater du XVe siècle.
  • Le moulin du Plessis, sur le Long, est un ancien moulin banal. C'était un moulin à farine dont un seul bâtiment, sur trois, a été conservé.
Patrimoine disparu
  • Le dolmen de La Pierre-Levée, situé à environ 420 mètres au sud-sud-est de La Blottière, a été détruit un peu avant 1914. Il était composé d'une table de 3 à 4 m² portée par des supports peu élevés.
  • La chapelle de La Corbinière (XVe siècle) existait encore au XVIIIe siècle.
  • La chapelle de La Lorinière, existant au XVe siècle, appartenait au chapitre de Bueil.

Les lieux-dits: Chambert, Goberge, La Barre, La Blottière, La Brosse, La Brosse-Blottière, La Butte, La Championnière, La Corbinière, La Couture, La Douterie, La Ferme, La Gaudinière, Les Gesnière, La Grande-Touche, La Haie, La Haie-Morons, La Haute-Visée, La Hutte, La Lande, La Lizière, La Lorinière, La Martinerie, La Morfonderie, La Nardelle, La Petite-Touche, La Roche, La Rucherie, La Solivière, La Soudairie, Lavignon, Le Bouquet, Le Bout-des-Rues, Le Camp, Le Cormier, Le Plessis, Le Verdet-Dupuy, Le Verdet-Perdriau, Le Verdet-Vallée, Les Bassetières, Les Caves-du-Gué-Luneau, Les Cinq-Frères, Les Tertres, Loualerie, Marigné, Montadam, Montlivault, Pilière, Tineau
    Communes voisines: Epeigné-sur-Dême, Neuvy-le-Roi, St-Paterne-Racan, Villebourg
    Blason de Bueil-en-Touraine

        1 commentaire:

        1. bonjour , rectificatif,je suis le petit neveu du propriétaire de la maison à la brouette.Mon oncle n'était pas fabriquant de brouette ,mais mécanicien.Ce sujet lui fut offert par ces collègues de travail,car lors de son apprentissage à paris , il demanda la "berrouette" et ce surnom lui resta.Il revenu au pays pour sa retraite et installa celle-ci comme ornement à sa maison

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