Bueil-en-Touraine

Bueil-en-Touraine est un village de la gâtine tourangelle, situé au nord de la province. Ses habitants sont appelés les Bueillois et les Bueilloises.
Il a porté les noms de: Boelium (1108, charte de l'abbaye de Saint-Julien), Bollum (1218, charte de Saint-Florent de Saumur), Buel puis Bueil (1290, cartulaire de l'archevêché de Tours). Le nom de Bueil-en-Touraine est officialisé le 13 août 1920.
Coordonnées GPS de Bueil-en-Touraine: 0°33'07"E - 47°38'42"N
Code INSEE: 37041 - Code postal: 37370 - Superficie: 1806 hectares
Altitudes: de 63 à 127 m
La collégiale (église souvent ouverte), fondée en 1476 par Jean V de Bueil, est issue de la réunion de deux églises: l'église Saint-Pierre-ès-Liens (1480) et l'église Saint-Michel-et-Saints-Innocents (1394). Le clocher a été bâti de 1540 à 1542.
Elle renferme une cuve baptismale en pierre sculptée par Jehan Baron en 1521. Son couvercle est en bois sculpté.
Près de cette cuve, on peut observer une plaque murale en pierre sur laquelle un texte en vieux français a été gravé. Cette inscription indique que l'église Saint-Pierre-ès-Liens a été consacrée le 1er août 1512.
Une autre plaque, en ardoise, commémore la bénédiction de la chapelle Saint-Roch. Le texte est: Le XIeme may 1734, a este donnee la benediction de cette chapelle de st Roch, par permission de monseir. de Rastignac, archeveque de Tovrs, adressee Mr Jacqves Martin, doyen de Bueil, laquelle chapelle a este rebastie de neuf par maitre Estienne Rochard, preste chan. de Bueil et chapelain de laditte chapelle.
Enfin, une troisième plaque, en ardoise, commémore la construction du château du Bois.
L'église Saint-Michel présente une nef unique à quatre travées.
Sur un ensemble de onze statues funéraires qui existaient avant la Révolution, quatre gisants des Bueil ont été conservés et placés dans des enfeux de la nef. Ce sont, de haut en bas, les gisants de: Pierre de Bueil (mort en 1414), Martine Turpin de Crissé (morte entre 1475 et 1480), Jeanne de Montjean (morte avant 1456) et Marguerite de La Chaussée (morte après 1443).
Plusieurs clefs de voûte polychromes peuvent être observées.
Les vitraux anciens (celui-ci date du XVIe siècle) ont pratiquement disparu.
Par contre, quatre vitraux modernes, œuvres de Claire Babet, ont été posés en 2005.
La statuaire de la collégiale est importante. Cette Vierge à l'Enfant (XIVe siècle) est en pierre peinte. L'Enfant tient un phylactère portant l'inscription "Venez à moi". La Vierge devait tenir, dans sa main droite, un lys qui a disparu.
Ce fragment de bas-relief de la fin du XVe siècle représente une lune à visage humain et un soleil stylisé. On remarque des traces de polychromie.
Fondé en 1394, un collège de six chanoines de l'ordre de saint Augustin a occupé, par la suite, deux maisons des XVIe (à gauche) et XVIIIe siècles (à droite) séparées par un portail en arc ogival.
La croix centrale du cimetière comporte un Christ en croix sur une face et une Vierge à l'Enfant sur l'autre face. Datant de 1501, elle a été sculptée par Jehan Augiers, maître sculpteur, et érigée par Pierre Chotard, maître maçon. Sa restauration a été réalisée en 2002.
Le château privé du Plessis-Barbe a été reconstruit au XIXe siècle. La chapelle du château primitif fut démolie en 1846.
Sa ferme possède un pigeonnier cylindrique également du XIXe siècle.
Il existe plusieurs maisons du début du XVIe siècle à Bueil (en particulier dans la rue André Piégu). Celle-ci, appelée la maison du charron, présente une tour polygonale en demi-hors-œuvre. Le reste du logis, recouvert d'un toit en croupe, semble plus récent (XVIIe ou XVIIIe siècle).
Une autre, au 13, possède une tour cylindrique également en demi-hors-œuvre.
Le logis privé du Bouquet date du XVIe siècle mais a été modifié au XIXe siècle (façades nord et sud). De son origine, il a conservé, entre autre, une tour rectangulaire d'escalier hors-œuvre. Cette tour est faite de moellons de calcaire à sa base, de pans de bois et de briques en hauteur et d'un toit en pavillon.
Au pied de la collégiale, se trouve le bureau de poste (et ancien presbytère).
Sur sa façade sud, ses activités ont été peintes directement sur le mur (postes, télégraphe, téléphone, caisse nationale d'épargne)...
... et un cadran solaire a été gravé dans la pierre.
Sa date de construction, 1809, se trouve à la base de la cheminée.
Le lavoir (XIXe siècle), situé près d'une fontaine, a été restauré en 2004.
Une loge de vigne du début du XXe siècle a été conservée au lieu-dit La Haie.
Les anciens panneaux indicateurs signalant le "Chemin de Grande Circulation n°5" allant d'Amboise à Château-du-Loir ont été repeints récemment.
Dans une rue, une maison porte une enseigne en forme de brouette.
Au 5 rue André-Piégu, le bar-épicerie (anciennement le café du Midi) a conservé une enseigne peinte signalant qu'il possédait un billard.
Toujours dans la rue André-Piégu, cette plaque d'assurance de la compagnie La Paternelle indiquait que la maison était assurée contre l'incendie. Ces plaques, apparues dans les années 1930, cessèrent d’être utilisées dans les années 1960.

A voir:
  • Le moulin du Plessis, sur le Long.
Patrimoine disparu
  • Le dolmen de La Pierre-Levée, situé à environ 420 mètres au sud-sud-est de La Blottière, a été détruit un peu avant 1914. Il était composé d'une table de 3 à 4 m² portée par des supports peu élevés.
  • La chapelle de La Corbinière (XVe siècle) existait encore au XVIIIe siècle.

Les lieux-dits: Chambert, Goberge, La Barre, La Blottière, La Brosse, La Brosse-Blottière, La Butte, La Championnière, La Corbinière, La Couture, La Douterie, La Ferme, La Gaudinière, Les Gesnière, La Grande-Touche, La Haie, La Haie-Morons, La Haute-Visée, La Hutte, La Lande, La Lizière, La Lorinière, La Martinerie, La Morfonderie, La Nardelle, La Petite-Touche, La Roche, La Rucherie, La Solivière, La Soudairie, Lavignon, Le Bouquet, Le Bout-des-Rues, Le Camp, Le Cormier, Le Plessis, Le Verdet-Dupuy, Le Verdet-Perdriau, Le Verdet-Vallée, Les Bassetières, Les Caves-du-Gué-Luneau, Les Cinq-Frères, Les Tertres, Loualerie, Marigné, Montadam, Montlivault, Pilière, Tineau
    Communes voisines: Epeigné-sur-Dême, Neuvy-le-Roi, St-Paterne-Racan, Villebourg
    Blason de Bueil-en-Touraine

        1 commentaire:

        1. bonjour , rectificatif,je suis le petit neveu du propriétaire de la maison à la brouette.Mon oncle n'était pas fabriquant de brouette ,mais mécanicien.Ce sujet lui fut offert par ces collègues de travail,car lors de son apprentissage à paris , il demanda la "berrouette" et ce surnom lui resta.Il revenu au pays pour sa retraite et installa celle-ci comme ornement à sa maison

          RépondreSupprimer