Nouâtre

Nouâtre est une commune du sud de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Nouâtrais et les Nouâtraises.
Elle a porté les noms de Nogastrum (925) puis de Noastre (XIIIe siècle, cartulaire de l'archevêché de Tours). Par ordonnance royale du 8 avril 1832, Noyers a été rattaché à Nouâtre. Cette seigneurie, relevant du château de Chinon, appartint aux familles de Sainte-Maure, de Craon, de La Rochefoucauld, d'Estouville, du Fou, de Rohan. Au XVIe siècle, elle fut réunie au comté, puis au duché de Montbazon.
Coordonnées GPS de Nouâtre: 0°33'00"E - 47°03'01"N
Code INSEE: 37174 - Code postal: 37800 - Superficie: 965 hectares
Altitudes: de 32 à 49 m
Le village se trouve sur la rive droite de la Vienne.
L'église Saint-Léger (église toujours fermée), construite en 1482-1483 par Jean du Fou dans le style gothique flamboyant, comprend une nef unique de trois travées voûtées sur croisées d'ogives à moulures prismatiques, un transept constitué de deux chapelles, un chœur de deux travées voûtées sur ogives et une abside à cinq pans. Sa façade est percée d'une porte surmontée d'une accolade amortie par un fleuron, et d'une fenêtre en tiers-point. Elle remplace un édifice dédié à saint Révérend qui avait été fondé en 943 par l'abbé Aymon.
Cette église renferme un retable sculpté en albâtre peint et en bois du XVe siècle qui est appelé la Judée. Il représente les scènes de la Passion du Christ, de gauche à droite: l'Arrestation, la Flagellation, la Crucifixion, la Mise au tombeau et la Résurrection. Les deux panneaux latéraux sont consacrés à sainte Barbe (à droite) et à saint Jacques le Majeur (à gauche).
Sur les murs, des fresques ont été peintes à la fin du XVe siècle ou au début du XVIe siècle. En douze tableaux, elles retracent la vie de saint Révérend au Xe siècle depuis sa naissance à Bayeux jusqu'à sa mort supposée à Nouâtre. Chaque tableau est accompagné de légendes explicatives.
A Noyers, l'église Saint-Jean (église toujours fermée), bâtie au XIIe siècle (nef de quatre travées), a été modifiée au XVIIIe siècle (charpente avec lambris de la nef, chevet plat et façade ouest). La nef est éclairée, de chaque côté, par quatre petites fenêtres en plein cintre accompagnées, à l'intérieur, par deux colonnettes engagées dont les chapiteaux sont décorés de feuillages, d'entrelacs ou d'animaux fantastiques. Cette nef était jadis voûtée. Le grand arc en tiers-point, visible au chevet de l'église, devait relié la nef à un chœur terminé par une abside en cul-de-four. Le chœur et l'abside ont été remplacés, au XVIIIe siècle, par un mur plat qui condamne cette arcade.
Le baptistère (XIIe siècle) est composé d'une cuve en tronc de pyramide renversé et d'une piscine de même forme montée sur une colonnette.
Fixé sur un mur de la nef, ce fragment de pavement en terre cuite émaillée (XIIIe et XIVe siècles) provient de la salle capitulaire de l'abbaye de Noyers, détruite après la Révolution. La construction de cet édifice fut terminée en 1032. Cette église était fortifiée comme celle de Candes (avec tourelles, contreforts et chemin de ronde muni de créneaux). La nef avait été remaniée au XIIe siècle et couverte de voûtes. Au XIIIe siècle, un clocher avait remplacé le narthex.
Parmi les graffiti ornant les murs extérieurs de ce monument, celui-ci (du XIIe ou du XIIIe siècle) représente un cavalier avec heaume et lance. Il a été inscrit aux monuments historiques, au titre d'objet, en 1975.
De l'abbaye bénédictine de Noyers fondée au début du XIe siècle par le chevalier Hubert, il ne reste qu'un bâtiment conventuel (1760), la maison de l'abbé (photo), un porche sur lequel sont gravées les armes de France (XVIIIe siècle) et les vestiges de la salle capitulaire romane. Cette abbaye a été supprimée en 1791.
Cette abbaye a été représentée dans le Monasticon Gallicanum (XVIIe siècle).
A Noyers, on peut aussi observer plusieurs maisons des XIIIe (photo du bas, 23 rue Pierre-Cantault), XVe (photo du haut, 19 rue Pierre-Cantault) et XVIe siècles.
Près de la Vienne, se trouvent les ruines d'un château bâti en 1464 par Jean d'Estouville à la place d'une forteresse du Xe siècle. De ce château, il ne reste que des ruines, les bases des murs d'enceinte et deux tours mutilées.
Le manoir privé de Talvois a été construit en 1640. Sa façade Est comporte une porte encadrée par deux pilastres doriques supportant un fronton courbe et, à la base du toit, trois lucarnes. Lors de la construction du manoir, ce fief appartenait à François de Messemé, maréchal des camps et armées du roi, capitaine-gouverneur de Carcassonne. Cet édifice a remplacé un logis seigneurial du XVe siècle qui était fortifié et entouré de douves. (photo: litteratur.fr)
En face de la mairie, sur le pignon d'un logis privé, les 35 boulins d'un pigeonnier mural ont été bouchés.
En face de l'église Saint-Léger, ce chêne est l'un des derniers arbres de la Liberté conservés en Touraine. Son tronc a une circonférence de 3,55 m.
La plaque vissée dans son tronc annonce qu'il a été planté le 14 juillet 1790. En fait, sa plantation a eu lieu en 1848.
On remarquera aussi, près de l'église, une ancienne publicité murale peinte pour la marque de vêtements Le Mont-Saint-Michel (bleus de travail et Blue-jeans).

A voir:
  • le logis privé de La Richardière (XIVe siècle, remanié au XIXe siècle)
Patrimoine disparu
  • Le lavoir communal, situé près du petit pont de la route de Marcilly, sur le ruisseau du Réveillon, a disparu en 1982.

Les lieux-dits: Bois-aux-Moines, Chenevelles, Fosse-d'Ansert, La Ferrandière, La Fontaine-Blanche, La Fontaine-Saint-Jean, La Grenouillère, La Grippe, La Maison-Blanche, La Quintaine, La Richardière, La Rivaudière, La Sacristie, Le Mont-Jacques, Le Moulin-du-Temple, Le Port-de-Nouâtre, Le Puits-d'Ormeau, Noyers, Les Arrentements, Les Cristallières, Les Maisons-Rouges, Les Plissons, Les Varennes, Noyers, Saint-Révérend, Taille-de-la-Croix-Boucault, Taille-de-la-Croix-d'Argenson, Talvois
Communes voisines: La Celle-St-Avant, Maillé, Marcilly-sur-Vienne, Ports-sur-Vienne, Pouzay

Blason de Nouâtre

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