Bridoré

Bridoré est une commune du sud-est de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Bridoréens et les Bridoréennes.
Elle a porté les noms de: Brolium Dore (1234, charte de Baugerais), Bruil Dore (XIIIe siècle, cartulaire de l'archevêché de Tours), Breuil Doré (1364, cartulaire de l'archevêché de Tours), Breuil Doré (1454), Le Bridoré (1496), Bridoré-et-Martin et Cerçay-Bridoré (1793). En janvier 1790, la paroisse de Saint-Martin-de-Cerçay fut réunie à celle de Bridoré.
Cette seigneurie a appartenu aux Le Meingre dits Boucicaut (maréchaux de France aux XIVe et XVe siècles). Elle fut acquise vers 1475 par Imbert de Bastarnay, seigneur du Bouchage. En 1651, elle a été érigée en marquisat au profit de Pierre de Boursault.
Coordonnées GPS de Bridoré: 1°05'00"E - 47°01'32"N
Code INSEE: 37039 - Code postal: 37600 - Superficie: 1454 hectares
Altitudes: de 76 à 144 mètres (près du Chemin-des-Cornetières)
L'église Saint-Roch (église souvent ouverte), dédiée jadis à saint Jean, a été construite à la fin du XVe siècle et, en partie, détruite (clocher et nef) au XVIIIe siècle. De cet édifice, il reste le chœur de deux travées et l'abside polygonale. La façade primitive a été remontée au niveau du premier doubleau du chœur. Les contreforts qui épaulent les angles de la façade sont les vestiges des murs goutterots de la nef où subsistent les pieds-droits distaux des fenêtres éclairant sa dernière travée. Les deux travées du choeur et l'abside sont voûtées d'ogives à moulures prismatiques. La première travée communiquait, de chaque côté, avec une chapelle formant croisillon qui a disparu.
Sous l'église, une crypte renferme les sépultures de la famille de Boursault de Viantais dont les trois cercueils de plomb (XVIIe siècle) sont soutenus par des fragments de statues du XVe siècle.
Elle présente un bas-relief de la fin du XVIe siècle représentant la vision de saint Hubert...
... une statue en pierre de saint Roch du XVIe siècle...
... et trois clefs de voûte armoriées et polychromes.
Les murs du chœur sont recouverts de peintures murales.
Le château de Bridoré date du XVe siècle. Au Nord, l'enceinte extérieure, présentant encore quelques corbeaux de ses mâchicoulis, est percée par la porte d'entrée, protégée à l'Ouest par une tour ronde. On y accédait par un pont-levis franchissant les douves maintenant comblées. L'avant-cour est bordée, au Nord, à l'Est et au Sud, par des bâtiments d'habitation. Elle était jadis reliée, par un second pont-levis, au donjon rectangulaire (de 30 mètres de haut) se dressant au Sud-Ouest et qu'entourait une seconde ceinture de douves. Ce donjon présente, d'un côté, une lucarne et deux échauguettes avec toits en poivrières. De l'autre, il est flanqué par une tourelle d'escalier cylindrique. Sur les parois de ses salles, on remarque de nombreux graffiti. Il défendait le corps de logis principal situé à l'Ouest, protégé lui aussi par des fossés, qui existent encore en partie, et par des caponnières casematées. C'est dans ce bâtiment que se trouvait la chapelle très mutilée de nos jours et dont la voûte a disparu. Ce château est appelé, à tort, le château de Barbe-Bleue
Les rois Charles VII en 1454, Charles VIII en 1489 et François Ier en 1521, y ont résidé pendant quelques jours.
A Saint-Martin-de-Bridoré, l'ancienne église Saint-Martin (XIIe siècle) a été transformée en grange. Sa nef charpentée est prolongée par un chœur rectangulaire couvert par une voûte en berceau brisé.
On remarque encore quelques modillons sculptés.
Depuis la route départementale 943, on aperçoit à peine le sommet du clocher (sa base est couverte de lierre) de l'ancienne église Saint-Martin d'Oizay (XIIe siècle). L'édifice, construit en blocage, comprend une nef rectangulaire, un chœur à une travée surmonté par un clocher, une abside. Sur la façade, à haut pignon triangulaire, fait saillie un avant-corps maçonné partiellement en moyen appareil. Une porte y a été percée, remplaçant une porte plus ancienne. Elle est circonscrite par un arc de décharge en tiers-point. A gauche se trouve un enfeu aussi en arc brisé. Au-dessus de la porte, un gros contrefort, amorti par un glacis, surmonte l'avant-corps pour épauler la façade. On pénétrait aussi dans la nef par une porte latérale Sud, en plein cintre, qui a été condamnée. La nef, qu'éclairaient des petites fenêtres, est couverte en charpente. Elle est reliée à une travée de chœur, voûtée en berceau en plein cintre, par une arcade dont l'intrados était jadis orné de peintures représentant les douze mois. Cette travée correspond au clocher en moellons, carré et trapu, percé d'une petite ouverture sur chaque face et couronné par une pyramide de pierre. L'abside semi-circulaire, voûtée en cul-de-four, était éclairée par trois fenêtres en plein cintre. L'abside est bâtie en pierres plates jointoyées de façon rudimentaire. Cette église a été désaffectée en 1774.

Les lieux-dits: Chemin-des-Cornetières, La Bertaudière, La Bertinière, La Bourdinière, La Chaise, La Chaperonière, La Clémereau, La Cocanderie, La Fontaine, L'Aiguillon, La Largerie, La Limite, La Prairie-de-Saint-Martin, La Prairie-d'Oizay, La Vigéterie, Launay, Le Bois-Smyth, Le Chêne-Pernay, Le Chérou, Le Gué-des-Coupeaux, L’Épine, Le Puits, Les Arpents-du-Loup, Les Bournais, Les Coupillères, Les Défends, Les Ducs, Les Cornetières, Les Grandes-Reuilles, Les Rondières, Les Vallées, L'Houdinerie, Ranger, Matounet, Oizay, Ravin-Lunette, Ravin-Roblin, Reuilles-du-Pont-de-la-Noue, Saint-Martin, Terres-de-Pèle-Joue
Communes voisines: St-Hippolyte, Verneuil-sur-Indre

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